Partager cet article Linkedin Twitter Facebook Mail

Manager à la CPAM de Seine-et-Marne, Célia Dervisagic 

Pour devenir manager, il ne suffit pas de suivre une formation. Il faut un certain état d’esprit, un goût pour l’échange, une envie d’accompagner les autres… C’est pour repérer ce type de qualités qu’existe la détection de potentiel managérial (DPM). Un dispositif mis en place il y a 3 ans par la CPAM de Seine-et-Marne et grâce auquel, après 10 ans comme conseillère service à l’accueil, Célia Dervisagic a pu être promue manager de proximité. Elle revient avec nous sur son parcours et sur ce qui lui a permis d’évoluer vers cette nouvelle fonction.

Comment vous est venue l’envie de devenir manager ?

L’accueil physique est un service où l’activité y est intense et diversifiée.  J’ai eu la chance de m’y plaire et de bien m’y intégrer. J’ai pu bénéficier d’un accompagnement de qualité de la part de ma hiérarchie, avec qui j’ai toujours eu des rapports fluides et constructifs. Cela a contribué à l’intérêt porté à la fonction de manager.

Au fil des années, j’ai toujours eu des entretiens annuels motivants, où l’on m’expliquait clairement mes axes d’amélioration, et qui m’ont permis de progresser. On m’a fait confiance, y compris en me mettant en avant sur des sujets importants comme par exemple participer à une conférence de presse.

Vous avez donc candidaté à la détection de potentiel managérial (DPM)…

Lorsque l’on n’a pas d’expérience en management, c’est un dispositif qui permet en effet d’être repéré pour devenir manager. Cela indépendamment du poste sur lequel on candidate – certaines personnes s’inscrivent même simplement pour faire partie du vivier de managers potentiels, en attendant l’ouverture d’un poste qui les intéresse.
La DPM est un outil d’aide à la décision qui permet au candidat et à l’organisme le repérage des aptitudes et des capacités professionnelles.

Me concernant, j’ai participé l’an dernier à la session de DPM du premier semestre. Après avoir envoyé mon CV et effectué un test de personnalité en ligne AssessFirst, j’ai été convoquée avec d’autres agents pour une journée d’évaluation. Celle-ci était co-organisée par le service RH et par différents responsables de notre organisme, avec à la fois des temps collectifs (mises en situation) et des entretiens individualisés, pour jauger au mieux chacun des candidats.

Qu’est-il ressorti de cette journée de DPM ?

Le programme chargé de cette journée (atelier collectif, étude de situations concrètes, entretiens) demandait une implication soutenue. Les organisateurs ont veillé à nous mettre toutes et tous dans les meilleures conditions afin que nous soyons à l’aise et donnions le meilleur de nous-même. En fin de journée, la commission a délibéré… et a émis un avis favorable à la poursuite du parcours. A cet égard, j’ai passé un entretien spécifique pour le poste de manager opérationnel au service Accueil, à l’issue duquel ma candidature a été retenue. 

Si j’avais été en ballotage à l’issue du DPM, j’aurais pu être invitée par la commission à retravailler certains points pour revenir devant le jury quelques mois plus tard. Tandis qu’en cas de réponse négative, les candidats peuvent tenter de nouveau leur chance au DPM au bout de 5 ans.

Comment s’est passée votre prise de poste ?

J’ai eu la chance d’être particulièrement bien accompagnée dans cette transition dès ma prise de fonction. J’ai pu bénéficier d’un tutorat d’un manager opérationnel du service. Elle m’a donné toutes les informations nécessaires quant à la gestion de l’équipe et son fonctionnement.

Ma prise de poste a donc été préparée à tous les niveaux, y compris pour annoncer ce changement aux uns et aux autres. Ma hiérarchie est intervenue auprès des conseillers pour leur expliquer qu’une de leur collègue allait devenir manager.
Pour préparer mon arrivée auprès de mon équipe, j’ai aussi pu échanger à la fois avec la responsable stratégique, ainsi qu’avec la manager de service.

A mon arrivée, j’ai reçu individuellement chacun des agents de l’équipe pour faire connaissance, faire le point avec eux et poser les bases d’une relation de confiance. Pour ce faire, la manager de service ci m’a en particulier accompagné à travers des jeux de rôles, en me confrontant à diverses situations et profils de collaborateurs.

Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?

Je suis ravie d’avoir osé passer ce cap. Je manage aujourd’hui une équipe de 13 personnes où je pense avoir réussi à installer une cohésion d’équipe.

J’apprécie de travailler au service accueil avec des collaborateurs motivés par leur métier et le service rendu aux assurés, solidaires dans l’entraide.

C’est un bel aboutissement pour moi.

En conclusion, cette évolution a été très enrichissante. Gérer de l’humain est formateur : j’apprends beaucoup au fil des jours. Le Campus des Managers est une mine d’outils très utiles pour progresser. Et si aucune journée ne se ressemble, les nouveaux défis sont toujours stimulants : à moi désormais de les relever avec mon équipe !

Haut de page